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Colonne K-Food : Tomate — Fruit mûri par le feu et le soleilCreatrip Team
a month ago
En parcourant les champs d’été, les tomates se distinguent comme des fruits rouges gorgés de soleil, présents en Corée depuis plus de 400 ans. Introduites depuis les Andes via l’Europe et la Chine, les premiers documents de l’époque Joseon les désignaient sous le nom de « namman‑si », et leur ancien nom coréen était « ilnyeon‑gam » (kaki d’un an). Longtemps considérée à la fois comme un fruit et un légume, la tomate joue aujourd’hui des rôles variés dans la cuisine coréenne.
La médecine traditionnelle décrit la tomate comme ayant une saveur douce‑acidulée et une nature légèrement rafraîchissante, utile pour étancher la soif, favoriser la digestion et dissiper la chaleur du foie. La nutrition moderne met en avant la vitamine C, le potassium, les fibres et le lycopène — ce dernier devenant plus biodisponible lorsqu’il est cuit et associé à de l’huile, tandis que la vitamine C est sensible à la chaleur. Il convient donc de la consommer crue pour l’hydratation et la vitamine C, ou cuite avec de l’huile pour obtenir davantage de lycopène.
Parmi les exemples régionaux figurent les tomates de Daejeo à Busan, dont le sol saumâtre augmente la teneur en sucre ; la variété locale haut de gamme « japjjal‑i » doit satisfaire à des critères stricts de taille et de douceur (8° Brix) et possède une saison différente (févr.–mai). La chronique relie la technique culinaire à l’idée de Sun Tzu consistant à utiliser la bonne chaleur au bon moment : une cuisson appropriée libère des composés bénéfiques sans les gaspiller. En Corée, les tomates apparaissent désormais partout, des salades aux ragoûts et aux bouillies de convalescence, reflétant à la fois la tradition et la science moderne.
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