logo
logo
logo
logo
logo
logo
logo
logo
logo
logo
logo
logo
logo
logo
logo
logo
logo
logo
logo
logo
logo

Guide gastronomique du marché Gwangjang : quoi manger au marché emblématique de Séoul

Une édition pratique de Creatrip pour le bindaetteok, le mayak gimbap, le kalguksu, le yukhoe, les snacks de marché et un parcours gastronomique plus malin.

user profile image
CreatripTeam
11 hours ago
Guide gastronomique du marché Gwangjang : quoi manger au marché emblématique de Séoul

Le marché de Gwangjang est l’une de ces étapes gourmandes à Séoul qui se savourent le mieux quand on arrive avec un plan souple et une vraie faim. C’est bruyant, bondé, plein de vapeur, un peu chaotique, dans le meilleur sens du terme, et rempli de plats qui prennent tout leur sens quand on les voit être frits, tranchés, roulés, servis à la louche, puis déposés juste devant vous.

Ce n’est pas un hall gastronomique bien lisse, avec un éclairage apaisant et un service au ralenti. Le marché de Gwangjang ressemble plutôt à un moteur culinaire vivant, rotation rapide, comptoirs partagés, piles de jeon, bols de nouilles, rouleaux de riz brillants, crêpes de haricots mungo qui crépitent sur les plaques, et vendeurs qui ont servi le même plat tant de fois que leurs gestes semblent presque automatiques.

Pour les voyageurs internationaux, le charme ne tient pas au fait que chaque bouchée soit la meilleure version de tout Séoul. Le vrai atout, c’est la concentration. Sur un parcours compact dans le marché, vous pouvez goûter plusieurs grands classiques de la street food et de la cuisine de marché coréennes, comparer les textures, observer la cuisson, et garder encore de l’énergie pour Jongno, Euljiro, Cheonggyecheon ou Insadong ensuite.

Allée gourmande lumineuse et vibrante, photo réaliste, à l’intérieur d’un marché couvert de Séoul, étals colorés, plaques qui grésillent, tabourets partagés, vapeur qui monte, ambiance animée mais accueillante

Pourquoi le marché de Gwangjang convient si bien aux voyageurs gourmands

Le marché de Gwangjang est célèbre pour sa cuisine, mais il vaut mieux le voir moins comme une destination « un seul restaurant » et davantage comme un parcours de dégustation compact. Le marché est idéal pour grignoter plusieurs plats plutôt que de s’engager dans un long repas. Quelques bouchées de bindaetteok bien croustillant, une assiette de petits gimbap, un bol fumant de kalguksu, peut-être du yukhoe si le bœuf cru vous tente, puis une douceur en sortant, ce rythme lui va à merveille.

Le marché montre aussi comment fonctionne, au niveau de la rue, la culture coréenne de la cuisine du quotidien. Beaucoup de plats jouent autant sur la texture et la température que sur le goût : bords croustillants, gâteaux de riz moelleux, nouilles glissantes, bœuf cru bien frais, poire croquante, bouillon chaud, sauce à tremper à l’oignon bien relevée, et le léger pétillant du Makgeolli qui tranche avec les fritures.

C’est aussi un endroit très visuel. Même si la langue peut sembler être un obstacle, une bonne partie de la commande se fait avec les yeux. Les plats sont empilés, saisis sur la plaque, exposés ou assemblés à portée de main. Montrer du doigt, sourire, et commander une portion à partager suffit à faire avancer la plupart des voyageurs, souvent bien plus qu’on ne l’imagine.

Le rythme du marché, rapide, à partager, et meilleur en petites bouchées

Une bonne visite du marché de Gwangjang commence par un peu de retenue. Il est très facile de s’asseoir au premier stand bondé, de commander trop de friture, et d’être déjà rassasié avant d’avoir vu la moitié du marché. On aime faire d’abord un tour tranquille de la zone principale de nourriture. Regardez ce qui est en train de cuire, où le débit est élevé, et ce que les clients locaux commandent vraiment.

Le meilleur moment pour une visite axée sur la nourriture est généralement de la fin de matinée au début de soirée, même si cela varie selon les stands. Trop tôt, certains vendeurs de plats cuisinés ne sont pas encore vraiment lancés. Aux pics du déjeuner ou du dîner, le marché se remplit, mais cette foule peut aussi vouloir dire un roulement plus frais pour les galettes, les nouilles et les stands spécialisés en produits crus. Pour une première visite plus douce, la fin de matinée ou le milieu d’après-midi sont souvent plus faciles à gérer.

Une tournée de snacks bien ciblée peut prendre 60 à 90 minutes. Si vous voulez vous asseoir pour quelques plats, comparer les stands, prendre des photos et vous balader dans les environs, prévoyez deux à trois heures. Pour les détails variables comme les horaires des stands, les jours fériés et les modes de paiement, consultez les informations les plus récentes avant d’y aller, surtout si vous venez pour un plat précis.

Scène photoréaliste lumineuse et vibrante de voyageurs assis à un comptoir de marché compact, petites assiettes de nourriture coréenne, vapeur de nouilles, lumières chaudes, ambiance bondée mais accueillante

Quelques conseils de commande pour faciliter la visite

La plupart des stands vont vite. Les places assises sont fonctionnelles, pas faites pour s’éterniser, et des inconnus peuvent s’asseoir épaule contre épaule. Les sacs n’ont pas besoin d’une chaise à eux, et rester longtemps après avoir fini n’est pas vraiment dans l’esprit du marché. Mangez, profitez, payez, et laissez la place à la prochaine personne affamée.

Les cartes et les paiements mobiles sont courants à Séoul, mais dans les marchés traditionnels, cela peut varier, surtout pour les petites commandes. Avoir un peu de cash en petites coupures reste utile. Quelques phrases de base en coréen aident, mais le marché est assez visuel pour que montrer du doigt fonctionne souvent :

  • Igeo juseyo , ça, s’il vous plaît
  • Hana juseyo , un(e), s’il vous plaît
  • Gyesan juseyo , l’addition, s’il vous plaît
  • Maeun geoyeyo? , est-ce épicé ?
  • Gogi isseoyo? , est-ce qu’il y a de la viande ?

Les spécialités du marché de Gwangjang à privilégier

On peut manger beaucoup de choses ici, mais tous les en-cas ne méritent pas la même place dans votre estomac. Pour une première visite, le meilleur combo est bindaetteok, mayak gimbap, kalguksu ou mandu, puis soit du yukhoe soit une touche sucrée, selon votre aisance avec les aliments crus.

Bindaetteok: Le plat parfait pour commencer

Si le marché de Gwangjang a une saveur signature, c’est probablement le bindaetteok, une galette salée aux haricots mungo, frite jusqu’à devenir bien croustillante à l’extérieur, tandis que l’intérieur reste dense, rustique et légèrement crémeux. Ce n’est pas une crêpe délicate. C’est généreux, un peu gras de façon très satisfaisante, et fait pour être trempé.

L’accompagnement habituel est une sauce soja-vinaigre avec de l’oignon, ce qui compte plus qu’on ne le pense. L’acidité et le piquant de l’oignon cru traversent le côté frit des haricots mungo et rendent la bouchée suivante à nouveau fraîche. Ajoutez du Makgeolli si vous buvez, sa légère acidité et ses fines bulles semblent presque conçues sur mesure pour ce type de plat.

Gros plan lumineux et photoréaliste de galettes aux haricots mungo qui grésillent sur une grande plaque en fer, bords dorés et croustillants, vapeur et reflets d’huile, arrière-plan d’un stand de marché

Un bon bindaetteok se reconnaît facilement: des bords croustillants, une odeur d’huile propre, un centre moelleux mais pas pâteux, et assez de garniture pour que chaque bouchée reste intéressante. Rien ne vaut une cuisson minute, par rapport à une galette qui a trop attendu. Un stand fréquenté aide, sans être une garantie, regardez quand même la plaque et suivez les pancakes en train de cuire.

Sélection Creatrip: Un bindaetteok à partager à deux est un départ malin. Ça laisse de la place pour des nouilles, du gimbap ou quelque chose de sucré ensuite.

Mayak Gimbap: De petits rouleaux à la grande réputation

Le mayak gimbap est un autre classique du marché de Gwangjang. Son surnom est souvent traduit par « gimbap addictif », mais il n’y a pas de drogue, c’est une façon amusante de dire à quel point ces petits rouleaux de riz aux algues se mangent facilement, encore et encore.

Comparé au gimbap classique, le mayak gimbap est plus petit et plus simple. La garniture est généralement modeste: riz, radis mariné, carotte, et parfois des légumes verts ou d’autres légumes. Le vrai plus vient de l’huile de sésame, des algues, du riz assaisonné, des pickles croquants, et de la sauce de trempage moutarde-soja.

Assiette lumineuse et photoréaliste de petits rouleaux de riz aux algues avec sauce moutarde en trempette, huile de sésame brillante, légumes marinés, ambiance de comptoir de marché, aucun texte visible

Le mayak gimbap n’est pas le plat le plus spectaculaire du marché, mais c’est l’un des plus pratiques. Il s’intercale très bien entre des plats plus riches comme le bindaetteok et le yukhoe, et il convient aux voyageurs qui veulent quelque chose de moins épicé ou de moins intense. De bons rouleaux doivent être compacts sans être écrasés, avec un riz savoureux même seul, et des algues qui ne donnent pas une sensation détrempée.

Kalguksu: Des nouilles chaudes quand vous avez besoin de souffler

Après des galettes frites et des sauces marquées, un bol de kalguksu peut donner l’impression que le marché reprend son souffle. Ces nouilles de blé coupées à la main sont généralement servies dans un bouillon chaud, parfois avec des raviolis ou des morceaux de pâte façon sujebi, selon le stand.

Le plaisir est simple: des nouilles irrégulières et moelleuses, un bouillon bien chaud, une garniture fraîche, et du kimchi à côté pour réveiller le bol. C’est particulièrement réconfortant par temps froid ou quand vous voulez quelque chose de moins gras.

Bol fumant lumineux et photoréaliste de soupe de nouilles coupées à la main avec garniture de ciboule, des raviolis à côté, comptoir de marché chaleureux, bouillon chaud, aucun texte visible

Recherchez des nouilles légèrement irrégulières et élastiques, plutôt qu’une texture molle et trop cuite. Le bouillon n’a pas besoin d’être sophistiqué, mais il doit avoir de la matière, pas seulement du sel. Le kimchi compte aussi ici, un kimchi vif et croquant peut transformer un bol simple.

Mandu: Idéal en plat d’accompagnement

Les mandu, ou raviolis coréens, se trouvent partout dans le marché, en version vapeur, bouillie ou à mettre dans une soupe. Les farces peuvent inclure du porc, du tofu, des vermicelles de patate douce, de la ciboulette, du kimchi, des légumes, ou un mélange, selon le stand.

Au marché de Gwangjang, les mandu fonctionnent souvent mieux comme plat d’appoint plutôt que comme pièce maîtresse. Ajoutez-les à un repas de nouilles, partagez une assiette entre amis, ou choisissez-les comme option plus douce entre deux plats frits. De bons mandu doivent avoir une pâte souple mais intacte, et une farce juteuse et bien assaisonnée, pas sèche ni friable.

Yukhoe: Le bœuf cru coréen pour les plus aventureux

Le marché de Gwangjang est aussi très associé au yukhoe, du bœuf cru assaisonné à la coréenne. Il est généralement servi froid, coupé en fines lamelles, assaisonné d’huile de sésame, d’ail, de sauce soja ou d’un assaisonnement salé, parfois avec une pointe de douceur, et souvent surmonté d’un jaune d’œuf. La poire croquante à côté apporte le contraste: bœuf froid, jaune riche, huile de sésame aux notes de noisette, et croquant juteux.

Assiette lumineuse et photoréaliste de bœuf cru assaisonné coréen avec jaune d’œuf, poire tranchée, graines de sésame, table de marché style restaurant, éclairage élégant

Le yukhoe peut être l’une des bouchées les plus mémorables du marché, mais c’est aussi un plat où il faut faire preuve de discernement. Le bœuf cru n’est pas un endroit où être décontracté. Choisissez un stand ou un petit restaurant clairement spécialisé dans le yukhoe, qui semble propre, conserve les ingrédients au froid, et a un roulement régulier. Le bœuf doit sentir bon, avoir l’air frais, et arriver bien froid, pas à température ambiante, pas sec sur les bords, et pas noyé sous la sauce pour masquer quoi que ce soit.

Les voyageurs enceintes, immunodéprimés, ou qui évitent la viande crue pour des raisons médicales ont tout intérêt à passer leur tour. Il y a largement de quoi manger au marché de Gwangjang sans prendre ce risque.

San-nakji: Plus de texture que de goût

Certains stands ou petits restaurants à proximité servent du san-nakji, du petit poulpe haché qui peut encore bouger après avoir été coupé. C’est généralement assaisonné très simplement avec de l’huile de sésame et du sel, donc l’essentiel, c’est la texture: glissante, élastique, mâchue, et légèrement résistante à cause des ventouses.

Ce n’est pas un plat à manger à la va-vite, ni après avoir trop bu. Mâchez bien. Les ventouses peuvent adhérer à l’intérieur de la bouche ou de la gorge, l’expérience est beaucoup plus sûre quand on la prend lentement et avec attention. Pour beaucoup de voyageurs, c’est davantage une expérience de culture culinaire qu’un moment fort en termes de saveurs.

Tteokbokki: Connu, épicé, et facile à partager

Tteokbokki est l’un des street foods les plus connus de la Corée: des gâteaux de riz moelleux mijotés dans une sauce au piment rouge, généralement sucrée, épicée, collante, et assez épaisse pour enrober chaque morceau. Selon le stand, il peut être accompagné d’odeng (gâteau de poisson), d’un œuf dur, de chou ou de ciboules.

Plateau de street food lumineux et photoréaliste avec gâteaux de riz rouges et brillants, gâteaux de poisson, œufs durs, vapeur qui s’élève, arrière-plan animé d’un marché de Séoul, aucun texte visible

Au marché de Gwangjang, le Tteokbokki est agréable, mais ce n’est pas toujours la chose la plus distinctive à privilégier. Vous en trouverez partout dans Séoul. Commandez-en quand vous avez envie de piquant, de mâche, et d’un bon duo avec le mayak gimbap. Les gâteaux de riz doivent être tendres et rebondis, jamais durs au centre ni trop mous parce qu’ils ont attendu trop longtemps.

Jeon assortis: Parfaits quand c’est fraîchement frit

Le terme jeon recouvre une grande famille de plats poêlés: légumes, tofu, kimchi, fruits de mer, viande, ou d’autres ingrédients, légèrement enrobés de pâte puis cuits sur une plaque. Au marché, les stands de jeon sont souvent très visuels, avec des assiettes ou des piles qui permettent de choisir à l’œil.

La fraîcheur fait tout. Des jeon tout juste sortis de la poêle peuvent être délicieux avec du Makgeolli. Des jeon restés trop longtemps peuvent devenir lourds, mous et gras. Cherchez des pièces en cours de cuisson ou tout juste retournées, avec des bords encore bien croustillants.

Composition lumineuse et photoréaliste de jeon coréens assortis sur des assiettes, avec un petit bol de sauce pour tremper et du vin de riz trouble, éclairage chaleureux de marché

Hotteok et douceurs du marché

Après le salé, l’épicé et le frit, le hotteok est une fin très satisfaisante, surtout en hiver. Cette crêpe sucrée est généralement garnie de sucre brun, de cannelle et de noix ou de graines, puis frite jusqu’à ce que l’extérieur soit crousti-moelleux, et que l’intérieur fonde en un sirop brûlant.

Gros plan lumineux et photoréaliste d’un hotteok doré qu’on sépare en deux, garniture au sucre brun fondue, surface croustillante, arrière-plan cosy d’un stand de marché, aucun texte visible

Parmi les autres douceurs, vous pouvez trouver des gâteaux de riz, des beignets torsadés, des desserts aux haricots rouges, ou des sucreries de saison. Elles ne définissent peut-être pas le marché de Gwangjang comme le fait le bindaetteok, mais elles sont parfaites pour terminer la tournée sur une note plus douce.

Liste rapide de priorités pour une première visite

Priorité Plat Idéal pour Points à surveiller
Très haute Bindaetteok Le grand classique à grignoter à Gwangjang Tout juste frit, bords croustillants, odeur d’huile nette
Très haute Mayak gimbap Facile à partager et à manger à votre rythme Riz assaisonné, algue bien fraîche, sauce moutarde relevée
Haute Kalguksu ou mandu Chaleur réconfortante et bon équilibre Texture des nouilles, consistance du bouillon, kimchi bien vif
Haute pour les plus aventureux Yukhoe Une expérience de bœuf cru mémorable Bœuf bien froid, manipulation soignée, stand spécialisé
Moyenne Tteokbokki Moelleux sucré-épicé Gâteaux de riz tendres, mais pas pâteux
Moyenne Assortiment de jeon À accompagner de Makgeolli Récemment cuits, pas ramollis ni trop gras
Gourmandise de saison Hotteok Une fin sucrée, surtout par temps froid Extérieur crousti-moelleux, garniture fondante bien chaude

Quatre façons simples de composer un repas au marché de Gwangjang

Le classique pour une première visite

C’est l’itinéraire que nous recommandons à la plupart des voyageurs, bindaetteok, mayak gimbap, kalguksu ou mandu, puis hotteok ou une autre douceur. Vous avez du croustillant, du riz, du bouillon et un dessert, sans miser sur du cru ni sur quoi que ce soit de trop intimidant.

Les portions sont copieuses, donc partager aide. À deux, on peut facilement se partager un bindaetteok, une portion de mayak gimbap, un bol de nouilles ou une commande de raviolis, et une douceur. Ajoutez le yukhoe seulement si vous en avez tous les deux vraiment envie.

L’itinéraire par temps froid

Lors d’une journée fraîche à Séoul, le marché fait encore plus plaisir. Commencez par un bol bien chaud de kalguksu ou une soupe de raviolis, enchaînez avec du bindaetteok tout juste sorti de la plaque, ajoutez du Tteokbokki si vous voulez un peu de piquant, puis terminez avec un hotteok. C’est réconfortant, rassasiant, et parfait pour l’ambiance du marché.

L’itinéraire aventureux

Pour les voyageurs attirés par les textures et les plats crus, commencez par le yukhoe tant que votre palais est encore frais. Ajoutez le san-nakji seulement si vous êtes à l’aise avec les questions d’hygiène et la texture. Ensuite, dirigez-vous vers le bindaetteok ou les jeon pour le chaud et le croustillant. Cet itinéraire a plus de personnalité, mais il demande aussi plus de discernement côté sécurité alimentaire.

L’itinéraire Makgeolli

La street food frite du marché et le Makgeolli vont naturellement ensemble. Le bindaetteok avec du Makgeolli est le point de départ idéal, puis viennent les jeon assortis si c’est préparé à la demande. Si vous envisagez du bœuf cru, le yukhoe s’accorde plus naturellement avec le soju, mais mélanger les plans de boisson dans un marché bondé peut vite devenir lourd. Gardez des portions raisonnables si vous voulez continuer vers Euljiro ou Jongno ensuite.

Table vue du dessus, lumineuse et vibrante, avec une crêpe de haricots mungo, de petits rouleaux de gimbap, une soupe de nouilles, des raviolis, des sauces à tremper, et du vin de riz trouble dans un marché animé

Comment choisir un stand sans trop réfléchir

Le marché de Gwangjang propose beaucoup de plats similaires. Plusieurs stands peuvent vendre des crêpes, des nouilles, du gimbap ou du jeon assez proches. Cela peut prêter à confusion, mais c’est aussi l’occasion de comparer avant de commander.

Un stand fiable présente généralement quelques points forts bien visibles :

  • Des plats cuisinés ou assemblés devant les clients
  • Une rotation régulière plutôt que des plats qui restent intacts
  • Un plan de travail propre, surtout autour des ingrédients crus
  • Des légumes, du riz, des nouilles ou de la viande à l’aspect frais
  • Des fritures à l’odeur nette, pas rance
  • Une manipulation séparée des aliments crus et cuits
  • Des clients qui mangent et repartent à un rythme régulier

La foule n’est pas automatiquement un signe de qualité, mais sur un marché, le débit compte. Pour les fritures, cela signifie que la prochaine crêpe ou le prochain jeon a plus de chances d’être bien chaud. Pour les plats crus, cela veut dire que les ingrédients se renouvellent vite. Cela dit, ne suivez pas une file les yeux fermés. Regardez ce qui se passe derrière le comptoir.

Soyez plus prudent avec les aliments restés trop longtemps à température ambiante, les fruits de mer à l’odeur forte et désagréable, les plats crus qui ne semblent pas correctement réfrigérés, ou les stands où l’argumentaire de vente paraît plus bruyant que la cuisine.

Notes de sécurité alimentaire et conseils diététiques à garder en tête

La plupart des voyageurs mangent au marché de Gwangjang sans aucun souci, mais l’endroit reste très fréquenté et dense. Les catégories les plus à risque sont le bœuf cru, les fruits de mer crus, et les plats cuits qui semblent avoir été laissés trop longtemps.

Pour le yukhoe, privilégiez les stands spécialisés avec beaucoup de rotation, et une viande visiblement bien froide et d’aspect frais. Pour le san-nakji, mâchez bien et évitez de l’associer à une consommation d’alcool importante. Pour les fritures, la fraîcheur est moins une question de danger que de qualité, une huile trop vieille et une pâte ramollie peuvent gâcher ce qui devrait être la meilleure bouchée du marché.

Les voyageurs ayant des allergies ou des restrictions alimentaires doivent redoubler de prudence. Les plats de marché coréens peuvent contenir des ingrédients cachés, même quand ils paraissent simples. Parmi les plus courants, on trouve le bouillon d’anchois, le bouillon de fruits de mer, le gâteau de poisson, les coquillages, l’huile de sésame, les graines de sésame, le blé dans les nouilles ou la pâte, la sauce soja, le porc dans les raviolis ou les crêpes, et l’œuf dans les pâtes ou les garnitures.

Les voyageurs végétariens et véganes peuvent repérer des options qui semblent à base de légumes, mais les bouillons, sauces et farces contiennent souvent du poisson, de la viande, de l’œuf, ou des assaisonnements de fruits de mer. En cas de doute, posez la question, tout en gardant en tête que les contaminations croisées sont fréquentes dans la cuisine traditionnelle des marchés.

Erreurs courantes qui rendent le marché moins agréable

L’erreur la plus simple est d’arriver en étant déjà rassasié. Le marché de Gwangjang est fait pour la variété, et l’expérience est bien meilleure quand vous avez de la place pour au moins trois plats différents.

Une autre erreur fréquente consiste à commander trop de fritures dès le début. Le bindaetteok et les jeon sont délicieux, mais assez lourds. Si les 20 premières minutes se transforment en défilé de pâte et d’huile, les nouilles, le gimbap et les en-cas plus sucrés n’auront plus leur chance.

La troisième erreur est d’attendre un rythme de restaurant. Les places se partagent, le service est rapide, et le repas est très « transactionnel », au sens normal du terme dans un marché. Ça ne veut pas dire que c’est peu accueillant, juste que le rythme est différent.

Enfin, ne négligez pas la texture. La nourriture de marché coréenne prend souvent tout son sens grâce aux contrastes, une crêpe croustillante avec une sauce à l’oignon bien relevée, un gâteau de riz moelleux et élastique avec une sauce pimentée collante, du bœuf froid avec de la poire croquante, une pâte à ravioli toute douce avec un bouillon brûlant, un hotteok tiède avec du sucre fondant. Le goût compte, bien sûr, mais ici, la texture fait une grande partie du travail.

Que faire à proximité avec le marché de Gwangjang

Le marché de Gwangjang se trouve dans un quartier pratique du centre de Séoul, ce qui permet de l’intégrer facilement à un itinéraire de demi-journée plutôt que de le considérer comme un arrêt unique.

Cheonggyecheon se combine très bien avant ou après le marché, surtout si vous avez envie d’une courte promenade pour faire une pause après avoir mangé. Jongno est idéal pour retrouver l’atmosphère du vieux Séoul, avec ses rues, ses restaurants simples et ses verres en soirée. Euljiro offre une ambiance plus industrielle et rétro, avec des bars, des cafés et de quoi grignoter pour un deuxième tour. Insadong et Ikseondong conviennent mieux pour le thé, l’artisanat, des ruelles de style Hanok et des cafés. Dongdaemun est un bon choix si vous voulez faire du shopping et terminer sur une note plus énergique en ville.

Une demi-journée tranquille pourrait ressembler à ceci, une balade en fin de matinée le long de Cheonggyecheon, un déjeuner en mode dégustation au marché de Gwangjang, un café ou un thé à Ikseondong ou Insadong, puis des verres en soirée à Euljiro ou à Jongno. Cela garde le marché comme centre animé, sans donner l’impression que toute la journée n’est qu’un seul long repas.

Promenade du soir lumineuse et vibrante, photoréaliste, près d’un ruisseau à Séoul après un repas au marché, lumières de la ville se reflétant sur l’eau, voyageurs se promenant, ambiance urbaine chaleureuse,

Notre avis final chez Creatrip

Le marché de Gwangjang n’est pas l’endroit le plus calme, le plus propre, ni le plus raffiné pour manger à Séoul. Et ce n’est pas vraiment le but. Sa force, c’est la concentration. Sur un seul itinéraire animé, vous pouvez voir, en temps réel, la street food de marché coréenne être frite, trempée, roulée, tranchée, bouillie, partagée, et accompagnée d’alcool.

Pour une première visite, privilégiez bindaetteok, mayak gimbap, et soit kalguksu soit mandu. Ajoutez yukhoe si le bœuf cru vous convient, et terminez par un hotteok si l’échoppe sucrée a l’air appétissante. Faites un tour avant de choisir, misez sur la fraîcheur plutôt que sur la réputation, partagez les portions, et gardez un peu de place pour le quartier ensuite.

Le marché de Gwangjang n’est pas toute la cuisine de Séoul réunie en un seul lieu, mais c’est l’une des introductions les plus claires et les plus savoureuses à la façon dont on mange au marché dans la ville, c’est rapide, convivial, riche en textures, et ponctué de petites décisions qui rendent le repas vraiment à vous.